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lundi 16 décembre 2013

La chevauchée du CAC40 @ Futur en Seine 2013 / Le Centquatre



Du 13 au 16 Juin 2013, j'ai pu présenter une nouvelle version de La chevauchée du Cac 40 lors de Futur en Seine 2013 qui se tenait au Centquatre, à Paris. Dans les versions précédentes de cette performance, des musiciens expérimentées jouait une partition générée en temps réel à partir des fluctuations du cac40. Cette fois, les spectateurs étaient invités à essayer une variante, où, équipés d'une guitare issue du jeu Guitar Hero, ils devaient jouer une interprétation heavy metal (ou hard-rock si vous préférez ) de la bourse en suivant les symboles colorés apparaissant à l'écran. L’algorithme générant la partition musicale était loin d'être au point et offrait un résultat à l'oreille... assez spécial. C'est décidé, la prochaine fois je travaillerais avec un compositeur.  




Le projet a d'ailleurs évolué depuis l'idée de départ (permettre au gens de jouer de la musique directement sur leur portable ou tablette, à l'aide d'une application web en HTML5, et en suivant une partition sur un écran externe) qui s'est révélé impraticable à la fois pour des raisons techniques (jouer et synchroniser du son en HTML5 sur smartphone est actuellement aussi chiant que regarder un téléfilm de France 2 ) et également en terme de gameplay et d'amusement (jouer de la musique sur un écran tactile, c'est vite lassant). J'ai donc préféré utiliser une guitare de Guitar Hero branchée sur mon programme Processing, celui-ci envoyant des signaux midi vers le logiciel Fruity Loops et son plugin Slayer, qui génère des bruit de guitares virtuelles tout à fait convaincantes.  



Le projet tel que je l'avais conçu au départ, avec une interface HTML5 fonctionnant sur un smartphone ou une tablette.

Je trouve qu'il y a parfois une forte proximité entre l’exécution d'une partition musicale par un musicien et le joueur de jeu vidéo qui doit compléter un niveau d'un jeu de plateforme. Le jeu devient une partition, où chaque action doit être exécutée au bon moment, avec toutefois une certaine latence ou liberté que l'on pourrait comparer au style ou à de l'improvisation en musique. Le jeu et le concert, pris dans leur dimension de spectacle partagent par ailleurs un aspect performatif. Le jeu n'est plus une finalité et ne s'arrête pas à l'écran, mais englobe aussi les joueurs (cf. Johann Sebastian Joust), de la même manière qu'un concert n'est pas juste de la musique mais comprends aussi la performance des musiciens.
 Dans cette vidéo où le classique Super Mario Bros est jouée par une intelligence artificielle, l'analogie entre la partition musicale et le jeu me paraît évidente. (évidemment, cette comparaison ne tient que sur des jeux avec un gameplay rigide, qui ne laissent que peu de choix au joueur ).
 Sur le rapport performatif entre jeu (jouer au jeu) et musique (jouer une partition ), il y a aussi ce projet de Riley Harmon, Show me how (not ) to fight, où des musiciens jouent à partir d'une partition générée par les actions des joueurs du jeu vidéo Counter Strike.

Je peux enfin allier mes deux passions: le métal sataniste et le trading à haute fréquence.
 

 Futur en Seine fut par ailleurs pour moi l'occasion d'une discussion avec un critique d'art numérique auto-proclamé, qui m'assura que l'art numérique ne pouvait être que génératif (ah bon ? ) et construit avec du code (vraiment ?). Il m'expliqua également avec une autorité que lui devait le hasard d'être (beaucoup ) plus âgé que moi, que le jeu vidéo, cet infâme gadget débilitant pour enfant, et que c'était tout de même mieux de notre temps quand on jouait dans le caniveau avec des cailloux et des bâtons, bref, que le jeu vidéo n'était pas digne d'être accoquiné à un art numérique si pur. Passons sur le fait que l'art génératif est une catégorie de l'art numérique qui souffle, facilement, ses 40 bougies (souvenez vous de Vera Molnar ou de Manfred Mohr ), que l'art numérique ne sous entend pas forcément la manipulation du code et enfin que le jeu vidéo a suffisamment de similitudes avec ce dernier et de richesses pour être digne d'intérêt et comparé à l'art numérique, voir peut-être prétendre au statut d'art numérique lui-même. Habituellement, j'essaie de me tenir à l'écart des traditionnelles discussions stérile à propos de ce qui relève ou non de l'art, mais je crois que je suis fatigué par le mépris à l'encontre de ce médium.

  BONUS

Télécharge gratuitement* tes stickers du "Death Recession Tour 2013 " à imprimer toi-même  en
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  * Offre soumise à condition dans la limite d'un sticker par utilisateur. Cette offre à reçu le label Pur ®© délivrée par Hadopi.

vendredi 7 septembre 2012

La chevauchée du CAC 40 @ Obs/IN 2011, Arles


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La Chevauchée du CAC 40 est une performance où des musiciens jouent en se basant sur une partition générée en temps réel par les fluctuations de la bourse. Cette version était interprétée par les professeurs et les élèves du conservatoire de musique d'Arles. ///





mardi 9 novembre 2010

La chevauchée du Cac 40 @ Victor Vasarely hatása

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La chevauchée du Cac 40 est une pièce où des musiciens jouent une interprétation de la bourse (en l'occurence, ici, le cac 40) en se basant sur un logiciel qui génère une partition créée à partir des fluctuations des marchés financiers.

Cette version a été jouée à Pécs, en Hongrie, avec de talentueux musiciens locaux, à l'occasion de l'exposition Victor Vasarely hatása (influence de Victor Vasarely ) qui se tenait à la galerie d’Art Moderne Hongrois du Musée Janus Pannonius.

La chevauchée du Cac 40 @ Pécs, Hongrie by florentdeloison


Conception, programmation: Florent Deloison
Composition: Julie Serre
Piano, improvisation: Attila Garamvölgyi
Flûte: Jozsa Cseuge



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mercredi 15 avril 2009

La chevauchée du cac 40 @ Sons de plateaux #4

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La chevauchée du Cac 40 est une pièce musicale où deux musiciennes, une guitariste et une flûtiste interprètent une partition générée en temps réel par les fluctuations de la bourse. Les marchés financiers font ici office de robinets,c'est un matériau qui va alimenter et modeler la pièce. Au fur et à mesure que le cours de la bourse évolue, de nouvelles notes apparaissent sur la partition. Il s'agit de faire se rencontrer et coïncider différents espace et échelles de temps. Le temps et l'espace de la bourse, celui du flux (sur internet), celui de la notation musicale et enfin, celui de l'exécution par des musiciens sur une scène.

Conception, programmation: Florent Deloison
Composition, guitare: Julie Serre
Flute: Flore Gilliot

Vidéo-documentation: Pierre-Loup Carmichael


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vendredi 6 mars 2009

Bourse > Partition > Musique v.0942

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Une énième nouvelle version de Bourse > Partition > Musique est disponible. Je rappelle qu'il s'agit d'un logiciel qui récupère en temps réel les données de la bourse sur internet et les convertit en une partition musicale. Cette fois-ci, j'ai travaillé principalement sur l'interface. Les prochaines évolutions, d'ordre musicale, devraient intervenir dans les prochaines versions (si tout va bien ).

Télécharger Bourse>Partition>Musique v.0942
Windows / Mac osx / Linux

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lundi 26 janvier 2009

Recession Kid goes to Aix-en-Provence

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Recession kid, le jeu vidéo officiel de la crise économique 2008-2009, revient à l'occasion du festival Gamerz 04, qui se tient à Aix-en-Provence jusqu'au 9 Février.



Et je laisse le mot de la fin à Jérôme Kerviel. Jérôme, c'est à toi ! :
"Dans l'ensemble, tout ce que l'on fait reste très virtuel. C'est un peu comme jouer sur une console de jeu [...] Quand je suis passé du middle office, où l'on vérifie la régularité des positions, au front office, où l'on passe les ordres, j'ai pété un plomb. La banque, il n'y avait plus que ça dans ma vie. J'y pensais jour et nuit. Je me suis mis à sortir avec des courtiers, nous allions au restaurant, nous claquions beaucoup d'argent." (Source: Le monde.fr ).

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mardi 30 décembre 2008

Concerto pour actionnaires

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Un orchestre de machines joue la dégringolade du Dow Jones en direct. Les cours de la bourse sont récupérés sur internet et convertis en une partition musicale. Chaque ordinateur correspond à un instrument (2 pianos et 1 violoncelle). Cette installation a été présentée à l'expo TOUT DOIT APPARAÎTRE, lèche-vitrine artistique, à Aix-en-Provence, en Décembre 2008.
Le logiciel peut être récupéré ici.



La prochaine étape de ce travail serait de créer des patterns de notes prédéfinies qui pourront être joués et modifiés en fonction des fluctuations de la bourse, et non plus d'égrainer quelques notes désarticulés comme c'est le cas actuellement. J'ai toujours des difficulté, même après trois ans passé dessus à déterminer les finalités esthétiques de ce projet. La bourse doit elle produire du bruit (un simple signal sonore, comme le morse), ou bien une musique harmonieuse et correspondante au canon de la composition musicale, au risque de trahir le matériaux de base qui peut s'avérer frustre (les cours de la bourse sont mis à jour toutes les trente secondes, et seul les chiffres après la virgule changent réellement).

D'autres questions esthétiques se posent également. Comment représenter cette composition sous forme de partition sans singer l'écriture musicale (infiniment trop complexe pour moi), ou bien encore comment faire passer subtilement l'idée que l'œuvre utilise les flux du net comme un matériau ? Bien des questions auxquelles je vais devoir trouver des solutions dans les mois qui viennent... Et puis je ne dois pas perdre de vue la finalité du projet, à savoir concevoir une performance qui mélangerait musiciens et machines, tous sevrés au robinet de la bourse et jouant sur les soubresauts des marchés financiers.

D'ailleurs, au passage, je réitère mon appel, si un(e) musicien(ne) est intéressé pour bosser avec moi sur ce projet, il (elle ) sera le bienvenue.


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mardi 9 décembre 2008

Bourse > Partition > Musique v.08


Et une nouvelle version de Bourse > Partition > Musique , le logiciel qui récupère en temps réel les données de la bourse sur internet et les convertit en une partition musicale. C'est un projet de longue haleine que je traine depuis déjà quelques années (voir précédemment: 1, 2, 3 ). Cette version apporte quelques nouveautés: la musique est cette fois gérée par l'ordinateur et l'on peut choisir son instrument parmi la centaine disponibles en midi (ça va du piano Playskool jusqu'à la trompette cheap). La partition prend désormais la forme d'un graphique boursier, et puis enfin, j'ai déblayé une grosse couche de bugs. C'est encore loin d'être terminé, mais ça évolue. Désormais, vous pourrez apprécier la récession en musique !



La chevauchée du Cac 40


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Here is the new version of Bourse > Partition > Musique. This sofware grab data from the financial market on the internet and turn it into a musical score. It's a long time project and I still working on it. In this new version, the computer can play the music with one of the hundreds of midi instruments from your soundcard. Enjoy the recession in music!





mercredi 25 juin 2008

A propos de Recession kid

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Je voulais faire un jeu sur la crise économique que nous traversons actuellement, cette fameuse et fumeuse « récession » dont on nous retapisse les oreilles à longueurs de flash d'informations. Mon but était de me moquer de tous ces systèmes incompréhensibles qui dictent pourtant nos vies, cracher un peu dans la soupe, expliquer les rouages sans pour autant tomber dans une dénonciation radicale du capitalisme. Je suis tombé un peu par hasard sur un antique jeu nes qui a été ma principale source d'inspiration, wall street kid , un nanard ridicule où l'on incarne un jeune trader avec bretelles et cravate rayé qui va faire fortune à wall street, le tout enrobé d'une ambiance année 80/ ère Reagan délicieusement surannée.

J'ai également re-revu le film Wall street du très surestimé Oliver Stone et j'ai lu pas mal de doc technique sur les opa et autres opérations financière. La satire des golden boys (ainsi que la métaphore de la mainmise des corporations sur les services publics ) dans le Robocop de Paul Vervhoeven, sorti la même année, a été une bonne source d'inspiration aussi. J'avais également en tête tout un pan du cinéma social français (cf les premiers films de Laurent Cantet ). Une autre pépite découverte a été le site they rule , qui permet de visualiser les réseaux sociaux des maitres (économiques ) du monde. On se rend compte que c'est un petit club qui fonctionne presque en circuit fermé et où tout le monde se connait.

Pour ce qui est de recession kid, je voulais superposer une ambiance et une esthétique eigthies avec l'actualité et créer un parallèle afin de diminuer les frontières entre le jeu et la réalité. Le jeu utilise les valeurs réelles de la bourse en se connectant sur internet, l'idée étant d'injecter les données du monde réelle dans l'univers fictif du jeu. La bourse devient ici aussi le moteur, ce qui entraine la machine. Il faut tenter d'adapter et de se faire correspondre les différents temps, celui du jeu, et celui de la vie.

L'une des avancées majeures des jeux futurs, au delà d'une stérile course à la puissance, serait de créer des parallèles et des passerelles plausibles et dynamique entre la réalité et le jeu (cf real time racing, découvert par l'intermédiaire de Playtime ), jusqu'à en brouiller les frontières.


J'ai toutefois choisi dans recession kid d'adopter un ton ironique et parodique qui contraste avec le fond sérieux et parfois réaliste du jeu. Ainsi la phase de jeu où l'on lance des opa (offre publique d'achat ) pour racheter une entreprise en faillite est inspiré des scènes de combat dans la série des Final Fantasy, sauf qu'ici, les points d'expérience et les magies (inhérents aux univers jeux de rôles ) sont remplacés par un capital et des actions en justice. L'idée étant toujours d'adapter l'actualité et de tenter de la faire rentrer dans la logique binaire des jeux vidéos, où tout est noir ou blanc, ajuvant contre adjurant, alors que la réalité est infiniment plus complexe et subtile en dégradés (visuellement et idéologiquement )



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dimanche 15 juin 2008

Recession kid



Dans ce jeu de gestion économique, vous êtes Recession kid, un jeune trader aux dents longues bien décidé à gagner de l'argent rapidement et facilement.
Vendre et acheter des actions (indexées sur le cours réel) , délocaliser des usines et lancer des OPA, exproprier et humilier,
tous les moyens sont bon pour s'enrichir et devenir le roi de Wall Street.
Le jeu utilise les véritables cours boursiers glanés sur le net en temps réel, ainsi que la météo New-Yorkaise et les fils d'actualités (Rss) du site de Le monde.

Jouer en ligne:
Applet Java (~4 mo)

Télécharger:
Windows | Mac os | linux




CONFIGURATION REQUISE:

-java version 1.6 minimum installé
-une connexion internet (les cours de la bourse sont mis à jours en temps réel)
-une cravate

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In this game, you are Recession kid, a young and immoral trader determined to earn money easily and quickly.
To buy and sell stocks, outsourcing factories and launch takeover, expropriate and humiliate people,
all means are good for become the king of Wall Street.
The game use the true market values, New Yorks's weather, and news from the Financial Times, grabbed on internet.

Play in web browser:
Applet Java (~4 mb)

Download:
Windows | Mac os | linux







SYSTEM REQUIREMENTS

minimum requirements:
-java version 1.6 installed
-internet connection (stock exchange are updated in real time)
-a tie

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samedi 5 janvier 2008

Bourse > partition > musique (2)

Ce logiciel, qui récupère les cours de la bourse sur internet et les transforme en partition (plus d'infos ici) est disponible en téléchargement:




configuration requise:

-java version 1.5 minimum

-une connexion internet (adsl si possible...)

-marchés financiers ouverts et opérationnels (le logiciel ne fonctionne donc pas la nuit, le week-end ou en cas de guerre nucléaire)

-un instrument de musique (flûte, piano, biniou, accordéon, triangle,etc)


Windows:
lancer le fichier "bourse_part_mus.exe"

mac:
lancer le fichier "bourse_part_mus.app"
(vous devrez d'abord décompresser le fichier )

linux:
lancer le fichier "bourse_part_mus.sh" dans le shell


Le menu déroulant permet de sélectionner le flux boursier.
Le bouton "lecture/pause" permet de commencer ou de mettre en pause la conversion des fluxs boursiers en notes.
Le bouton "activer la clé de fa" permet d'afficher les notes sur la clé de fa.
Le curseur "vitesse" permet de changer la vitesse d'affichage des notes.




Ce logiciel permet d'interpréter les flux boursier à la flûte, au piano, ou avec un clavier Bontempi (et oui, que voulez vous, on a pas toujours un orchestre symphonique sous la main !)


Techniquement parlant, le programme se connecte au site yahoo finance,puis récupère à intervalles réguliers la valeur numérique du cours boursier choisi. Cette valeur est ensuite traité par un algorithme qui va définir que tel chiffre équivaut à telle note, et ainsi de suite.

La formule mathématique pour transformer la bourse en notes de musique !

J'ai bien avancé sur ce projet, mais soyez indulgents, car il reste une tripotée de bugs d'affichages et des problèmes de vitesses à régler. Je n'ai pas encore inclus toutes les règles de la notation musicale (noire, blanche, silence, etc) et je vais donc désormais m'attacher à l'aspect "composition" de ce projet, c'est à dire organiser intelligemment les flux pour leur faire cracher de jolies harmonies.

lundi 22 octobre 2007

Bourse > partition > musique

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Je travaille actuellement sur un projet de software qui récupère en temps réel les cours de la bourse sur internet et génère à partir de ces valeurs financières une partition pouvant être interprété par des musiciens. La finalité de ce projet est de fournir une plate forme/ interface pour la réalisation de performances par des musiciens qui pourraient interpréter, voir improviser sur le Cac 40 ou le Nasdaq.

Je cherche pour le moment à établir des règles, un mètre étalon ( voir Duchamp ) qui consisterait à édicter qu'une valeur donnée correspond à telle note ou élément de notation. Au fur et à mesure que le cours de la bourse évolue, de nouvelles notes apparaissent sur la partition. Il faut ainsi que je trouve une équivalence entre le temps d'arrivée des données (flux ) de la bourse et les différents temps de la notation musicale (tempo, intervalle ). La difficulté réside notamment dans la tentative de faire coïncider ces différentes échelles de temps ( temps du flux / temps de la notation / temps de l'exécution musicale ).


Ce qui m'intéresse dans cette confrontation entre les marché financiers et des musiciens par le biais d'un programme, c'est la manière dont un musicien pourrait ajouter du « sensible », ou du sens sur une partition générée par un ensemble de paramètres (l'économie ) incontrôlable et incompréhensible, soumis à une certaine forme de hasard (cf John Cage ). Les termes de cette sublimation de l'argent en musique sont encore à définir, mais il me semble que cela serait plus intéressant si la machine générait une ligne musicale simple et répétitive, sur laquelle des musiciens rompus au jazz, par exemple, pourraientt improviser et enrichir au niveau harmonique, rythmique. La machine impose un programme que le musicien suit tout en prenant ses libertés avec.


Un parallèle avec l'alchimie me parait également intéressant, car au delà de la transformation physique d'un matériau en un autre (transmutation ) il y a également un aspect spirituel qui rentre en jeu.


Ce projet est dans la continuité d'un travail débuté l'année dernière (voir ici, ici et ) ou un patch pure data récupérait les datas de la bourse sur le net et les recrachait sous forme de son... pas très mélodieux.
J'aimerais désormais ouvrir ce système vers l'extérieur afin que ces données trouvent un autre encrage dans le monde physique que de simples hauts parleurs . Je suis en train de passer de pure data vers processing (ce dernier étant beaucoup plus portable et permettant de réaliser des projets visuellement plus complexes qu'avec pure data ).


Je suis plutôt limité par mes faibles connaissances musicales sur ce projet (je lis avidement un bouquin du style “le solfège pour les nuls” pour tenter de remédier à mes lacunes en matière de notation musicale). Je cherche des musiciens plutôt confirmé et branché jazz, free-jazz ou au pire post-rock, qui seraient intéressés pour collaborer avec moi sur ce projet . Je conçois vraiment ce projet comme un espace d'échange et d'ouverture interdisciplinaire.




mercredi 7 mars 2007

Le cri du cac 40

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Un extrait du flux sonore généré par le cac 40, enregistré cet après midi vers 15 heures :



Le son est certes encore un peu brut et j'ai pas mal d'améliorations à apporter pour que ce soit supportable plus de deux minutes d'affilés, même si je ne cherche pas forcément une esthétique qui se rapprocherait de mes vieilles merdouilles musicales.
J'ai du refaire entièrement le script qui va chercher les cours de la bourse sur la net, car le code de la page du Monde sur laquelle je me basais a changé.
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mardi 27 février 2007




Quelques images de l'ébauche de corps sans organes que j'ai présenté lors du bilan. Toutes les parties du corps ne sont pas encore fonctionnelles/ terminées. C'était la première fois que j'installais dans l'espace ce qui n'existait jusqu'à maintenant sous forme de programmes, dessins et idées.
L'un des écueils que j'ai rencontré était à propos du son de la bourse jugé par certaine personne trop abrupte et abrasif. Doit on essayer forcément dans une oeuvre de transformer le chaos du monde (en l'occurrence ici la bourse ) en une petite ritournelle organisée, esthétisante, voire inoffensive ?



L'autre problème semblait venir de l'utilisation de mes dessins générés aléatoirement à partir d'une base de donnée. Je me demande toujours si c'est une bonne idée de vouloir à tout prix imposer mon graphisme dans un ensemble de machines. D'autant que ce travail fait le grand écart entre différends statut d'images ( image tv, dessin traditionnel et graphisme processing se côtoient).



Sinon je réfléchi à une disposition dans l'espace plus balisé, pour permettre au spectateur lambda de mieux comprendre la circulation des flux. (ainsi le module qui produit le son de la bourse serait représenté sous forme d'un micro pointé en direction d'un écran affichant les cours de la bourse; même si ce dispositif n'a aucune utilité technique pour le fonctionnement de l'oeuvre, cela me semble amusant et plus compréhensible )


dimanche 19 novembre 2006

J'ai bien avancé sur la partie sonore du projet. J'arrive à récupérer les valeurs de la bourse sur internet et à les convertir en fréquences sonores. Chaque valeur ( cac 40, Dow jones, etc) correspondra à un instrument, un son. Une variation, un soubressaut de la bourse et le son change, jouant ainsi la petit musique des places financières, le chant de l'argent , le choeur des petits porteurs. L'argent n'a pas d'odeur, parait-il, mais les pétrodollars sont bien trop mélés de sang pour rester silencieux...



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